« C'est maintenant, que tout se joue... »
« C'est maintenant qu'on joue... » chuchote Bill à son tour.
Bill mêle tendrement ses doigts à ceux de Tom et approche son visage du sien en fermant les yeux. C'est là qu'il va savoir, savoir ce qu'il est vraiment. Il s'approche un peu plus puis s'arrête, laissant leurs lèvres séparées de quelques millimètres à peine et sentant un souffle doux et chaud balayer sa peau. C'est plus que tentant, mais si jamais il fait ça, alors il saura, il devra se rendre à l'évidence et accepter ce qu'il est. Il n'est plus très sûr de vouloir le savoir finalement, surtout que c'est son frère qui est en face de lui, son grand frère... Ca y est, les doutes refont surface.
Tom, frustré par cet arrêt si soudain, ouvre un ½il et remarque que ceux de son frère qui ne bouge plus sont clos. Il emprisonne alors sans réfléchir les lèvres de Bill qui émet un petit bruit de surprise.
Bill, pris au dépourvu, ouvre brusquement les yeux, mais lorsqu'il ressent des picotements dans son c½ur, il les referme aussitôt et pousse un soupire de bien-être. Jamais auparavant il n'avait ressentit une telle sensation en embrassant quelqu'un, il se demande alors si c'est parce que c'est un homme ou parce que c'est son frère. Peu importe, il est trop bien pour réfléchir. Dans un élan de bien-être, il laisse leurs lèvres s'effleurer et se caresser doucement, il est parfaitement conscient qu'il est en train d'embrasser son jumeau mais tout ce qui le préoccupe pour l'instant, c'est de faire en sorte de ne pas interrompre ce baiser. Tom est également plus que surpris de ce qu'il éprouve en embrassant Bill, mais il apprécie tellement la douceur et la chaleur de ses lèvres qu'il se laisse complètement aller.
C'est presque inconsciemment que leurs langues viennent mutuellement demander l'accès à l'autre. Tous deux se laissent emporter par ce baiser qui devient de plus en plus langoureux. Tom vient placer ses mains sur les hanches de Bill qui passe ses bras autour de son cou. Ils collent leurs bassins et étouffent leurs gémissements dans leurs bouches. A cet instant plus rien ne compte. Ils ne savent plus pourquoi ils sont là et se fichent du reste, il n'y a plus qu'eux.
Tom pousse son frère jusqu'à ce qu'il tombe sur le lit. Il le fait reculer pour le coucher complètement puis vient s'allonger sur lui, sans interrompre leur baiser passionné. Leurs langues se caressent toujours et encore et c'est, enivrés dans une vague de plaisir, qu'ils se déshabillent, ne gardant préalablement que leurs boxers. Leurs bouches se détachent. Leurs regards sont brûlants, leurs pupilles noires de désir et ils se dévorent littéralement des yeux. Tom vient effleurer les lèvres de Bill avec sa langue puis descend jusqu'à son cou qu'il dévore passionnément tout en caressant son torse du bout des doigts. Leurs respirations s'accélèrent, leurs souffles sont saccadés et leurs gestes maladroits. Tom se laisse glisser le long du corps frêle puis vient embrasser son torse, le léchant parfois, il descend encore jusqu'à son ventre où il dépose une multitude de baiser. Il passe sa langue sur ses côtes puis autour de son nombril faisant soupirer le jeune chanteur qui passe sa main dans les dreads détachées de son frère.
Après avoir retracé le tatouage sur son aine du bout de sa langue, le blond vient donner des coups de langues plus prononcés à la limite de l'élastique de son boxer puis il remonte pour se saisir une seconde fois des lèvres de Bill. Ils gémissent dans leurs bouches alors que leurs virilités se touchent. Tom redescend brusquement et ôte le plus rapidement qu'il peut le boxer de Bill qui soulève son bassin pour l'aider, puis le sien. Il vient ensuite se replacer sur lui faisant rencontrer à nouveau leurs membres plus durs que jamais, mais à nu cette fois.
Des coups de bassins s'en suivent, leurs virilités s'entrechoquent, des gémissements prononcés se font entendre, leurs corps tremblent d'un plaisir qui n'a pourtant pas atteint son paroxysme.
Le plus jeune interrompt leurs moindres gestes et prend les devants. Il se redresse, fait allonger son frère sur le dos puis vient se placer entre ses jambes. Il écarte ses cuisses dont il effleure l'intérieure puis dépose ses lèvres sur son gland chaud et humide, arrachant un gémissement à son double qui ne s'y attendait pas. Bill n'a jamais sucé personne de sa vie, mais il est tellement excité qu'il en devient très entreprenant.
« Tu me dis si je fais mal, hein Tom ? »
« Mmh... laisse-toi aller... »
Pour toute réponse, le brun englobe le membre de son frère et le laisse glisser dans sa bouche, frottant son piercing froid contre la chaire chaude. Il va ensuite suçoter son gland rougit et joue un peu avec avant d'aller et venir à son rythme.
Sa langue roule et s'enroule sur son membre et ses lèvres viennent aspirer doucement l'extrémité de son gland.
« Han... encore... »
Tom bascule sa tête en arrière, il n'en peut plus ; son frère est en train de lui faire la plus belle fellation de sa vie et il en éprouve un plaisir monstre. Bill effectue un dernier va et vient puis se retire en prenant soin de s'attarder sur la partie si sensible qu'est le gland. Tom garde les yeux fermés un moment, puis les ouvre, ils sont noirs de désir.
« On dirait que t'as fait ça toute ta vie... » souffle t-il.
Le cadet sourit, fier de lui, puis remonte le long du corps de son aîné pour emprisonner sa bouche en un baiser passionné, puis langoureux. Il est plus qu'excité et n'attend qu'une chose : qu'on le soulage. Il se laisse alors tomber à côté de son frère et l'attire sur lui, faisant à nouveau rencontrer leurs virilités.
« Tom... prends-moi... » il soupire.
« Mais... »
« J't'en pris... je te veux en moi... et maintenant... »
Le blond colla ses lèvres aux siennes pour seule et unique réponse. Oui, il allait le faire, il ferait l'amour à son frère. Lui-même ne connaît que trop bien les sensations d'une pénétration et sait au combien son plaisir est orgasmique, il veut faire connaître ce plaisir à son jumeau, sans lui faire de mal ; il prendra tout son temps.
Tom continue de caresser la langue de Bill quelques instants puis sépare leurs bouches. Il dirige deux doigts vers celle de son frère qui, ayant compris le geste, les suce sensuellement. Puis il les retire et vient le caresser doucement entre les fesses avant d'en enfoncer doucement un en lui. Bill se crispe, il n'a pas mal mais la présence inhabituelle de ce doigt dans son antre est bizarre ; il se laisse pourtant faire, s'imaginant le plaisir auquel il aura droit ensuite. Voyant que son frère n'est pas réticent, Tom insère un deuxième doigts, lui arrachant un gémissement de douleur. Tom grimace mais ne les enlève pas pour autant et se penche pour l'embrasser en effleurant sa virilité avec son torse, ce qui a pour don de détendre le jeune chanteur. Leurs bouches scellées, le guitariste en profite alors pour bouger lentement ses doigts, les enfonçant un peu plus profond. Bill quant à lui commence à s'habituer à cette présence en lui et finit même par en demander plus en remuant son bassin. Tom sourit à cette vue et plie lentement ses doigts. Le brun se cambre et pousse un cri de plaisir. Tom sent une petite bosse sous ses doigts et appuie doucement dessus, la frottant parfois. Bill se cambra une nouvelle fois et hurla de plaisir.
« Hannn... encooore... fais encore ça... »
« Ahhhh, tu veux dire ça ? demande t-il en caressant une nouvelle fois cet endroit si particulier qui en fait voir de toutes les couleurs son jumeau.
« Ouiii... Han Tom... » crie t-il.
Tom sourit pour lui-même, l'idée qu'il puisse donner autant de plaisir à son jumeau le réjouit au plus haut point, il se demande alors ce que ce sera lorsqu'il le prendra vraiment.
En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, il retire ses doigts arrachant un grognement à Bill.
« J't'en pris... t'arrête pas... »
« Je regrette mais si, tu vas venir sinon. » il lui dit. « Je vais te montrer quelque chose de bien mieux que mes doigts... » lui souffle t-il sensuellement à l'oreille.
Bill soupire à l'idée de sentir son frère en lui. Il veut à tout prix connaître ce plaisir quitte à avoir un peu mal au début. Il écarte instinctivement ses cuisses et bascule sa tête en arrière laissant libre accès à son cou que Tom s'empresse d'aller butiner.
Le guitariste continue d'embrasser et de lécher la peau fine tout en empoignant son sexe. Il le dirige vers l'antre du brun et dépose son gland juste à l'entrée. Il pousse et entre doucement en lui sans arrêter d'embrasser son cou, jusqu'à arriver au plus profond de lui.
« Ca va ? Tu as mal ? » demande t-il en voyant le visage crispé de son frère.
« Mmh... un peu, mais continue... »
Tom embrasse tendrement son front puis se retire lentement avant de rentrer une seconde fois. Bill est toujours frustré par cette présence inconfortable en lui, c'est bien plus imposant que les doigts mais il se laisse faire car il sait que la douleur n'est que passagère. Au fur et à mesure que son frère va et vient en lui, la douleur s'atténue et après plusieurs allers et venues, il commence à sentir le plaisir monter et gémit.
« Han... Tom... »
Tom donne un coup de reins plus puissant et lui arrache un cri cette fois.
« Ennn... enncore...»
Il en donne un deuxième et vient étouffer leurs gémissements en dévorant sa bouche.
« Bill... tu es tellement bon...» souffle t-il
« Toi... Han... aussi... C'est bon de te sentir en moi... »
Le plaisir est à son comble, leurs bassins se cambrent, leurs bouches se cherchent et s'effleurent sans réellement se trouver, ils se touchent, se caressent et hurlent leur plaisir, leurs corps tremblants et transpirants s'emboîtent à merveille...
« Tom... j't'en pris...plus vite... »
« Tout...han... tout ce que tu voudras... »
A ces mots, le guitariste accélère ses mouvements les faisant gémir de plus en plus ; ils finissent par crier. C'est tellement bon, trop bon. Tom s'agrippe à ses hanches, quelque chose doit le retenir ici, sinon il croira à un rêve éternel. Bill passe ses mains dans son dos, s'accrochant du mieux qu'il peut, lui aussi a besoin de garder les pieds sur terre.
« Bill... Bill je... je vais venir... »
« V... viens en moi... » souffle sensuellement le brun à son oreille.
Tom gémit rien qu'à ces paroles, puis il se retire et rentre brutalement, frappant de plein fouet la prostate de son frère qui se libère entre leurs deux corps dans un hurlement de plaisir intense.
« Je... je croyais que c'était moi qui devait venir... »
« Je sais... mais... c'était décidemment trop bon... » murmure t-il terrassé par l'orgasme le plus puissant de sa vie. « Continue... et jouis en moi... »
Le blond ne se fait pas prier et entame rapidement de nouveaux allers et venues. Après quelques instants, il se libère dans le corps de son frère qui soupire en sentant le liquide chaud à l'intérieur de lui.
« Tom... »
« ...Bill... »
Il l'embrassa furtivement et se retire lui arrachant un dernier soupire, puis se laisse tomber à ses côtés, épuisé.
Ils se blottissent l'un contre et ferment les yeux le temps de reprendre leurs esprits.
« J'espère t'avoir aidé. »
Bill ouvrit brusquement les yeux à ces mots.
C'est tout ce qu'il espérait, l'avoir aidé ? Il pensait que ça représentait bien plus pour lui, qu'il s'était rendu compte de la même chose que lui : qu'ils étaient attirés l'un par l'autre. Il ne sait pas s'il est attiré par les hommes ou non, et il s'en fiche, il aime son frère, il en est certain.
Déçu et blessé, il baisse le regard et repousse son frère qui le regarde interrogateur.
« En fait non, tu n'm'as pas aidé, et ça m'est égal. J'espérais que... »
« ...c'était plus... »
Le brun lève les yeux vers son frère qui le fixe attendrit.
« Mais c'était plus... » chuchote le blond tout en caressant sa joue. « C'était bien plus même... »
Il s'approche doucement de lui et colle tendrement ses lèvres à celles de son jumeau qui soupire de soulagement et lui rend son baiser avant de se jeter dans ses bras.
« Je suis peut-être attiré par les hommes, mais je suis avant tout attiré par toi... » murmure t-il au creux de son oreille.
A ces mots, le dreadeux frissonne. A cet instant, ils savent que jamais plus ils ne pourront se passer l'un de l'autre. Ils ont goûté au pêché, ils ont commis l'irréparable, ils ont goûté l'un à l'autre ; c'est un aller sans retour, l'irrémédiable a été commis.